RECONNAISSANCE DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL

Préambule

Pour les Corporations de développement communautaire (CDC), le développement social, c’est :

L’amélioration des conditions et de la qualité de vie, la réduction des inégalités, la justice sociale et le renforcement des potentiels individuels et collectifs par la participation active et intersectorielle d’acteurs communautaires, municipaux, institutionnels et étatiques ainsi que de la société civile. Le développement social s’ancre dans une perspective de transformation sociale et répond aux réalités spécifiques de chaque territoire dans une optique de lutte à la pauvreté.

Afin d’assurer une plus grande justice sociale et de lutter activement contre la pauvreté et l’exclusion sociale, il est essentiel que le développement social soit reconnu par le gouvernement au même titre que le développement économique et qu’il bénéficie d’un soutien adéquat. Il est également nécessaire que des leviers financiers soient mis à disposition des groupes communautaires afin d’en soutenir l’essor et de permettre une équité territoriale dans le développement des communautés. Un développement social bien ancré et établi sur chaque territoire devient un outil concret de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Questions

  1. De quelle manière votre parti politique envisage-t-il de reconnaître et soutenir le développement social à l’échelle locale?

  2. Vous engagez-vous à lancer un nouveau plan de lutte à la pauvreté dès le 1er avril 2023 et à reconduire le Fonds québécois d’initiatives sociales?

Réponses

Coalition Avenir Québec – Une réponse pour les six circonscriptions

La meilleure façon pour lutter contre la pauvreté, c’est de créer de la richesse et de bien la redistribuer. C’est ce qu’on a fait depuis 4 ans, en relançant l’économie et en créant de bons emplois.

Il reste beaucoup de travail à faire, mais le Québec est aujourd’hui un des endroits au monde qui s’occupe le mieux de ses personnes les plus vulnérables.

La CAQ est le seul parti qui a fait du coût de la vie une priorité depuis plusieurs années. Durant le premier mandat de la CAQ, on a remis 3G $ par année dans les poches des contribuables. On va continuer de le faire. 

Une autre façon efficace de lutter contre la pauvreté, à plus long terme, c’est d’investir en éducation. On a augmenté de 26% les budgets en et on travaille à mieux intervenir auprès des plus vulnérables dès le plus jeune âge.

Parti Conservateur

Le Parti Conservateur n’a pas encore fourni de réponses. Dès que celles-ci seront disponibles, elles seront publiées ici.

Parti Libéral du Québec – Une réponse pour les six circonscriptions

  1. Notre Charte des régions (www.chartedesregions.quebec) met de l’avant une vision de décentralisation afin de rapprocher les décisions des réalités vécues par les différentes régions du Québec. L’autonomie communautaire s’inscrit en droite ligne avec cette vision, de redonner le pouvoir aux régions et aux instances locales par l’instauration d’un «réflexe région». Cette ambition rejoint votre volonté de décentraliser certaines décisions et de simplifier le travail des acteurs sur le terrain. L’instance la plus près des gens est souvent la mieux placée pour prendre des décisions adaptées à la réalité vécue sur le terrain. De façon plus large, nous proposons, par exemple, de rendre les ministres régionaux plus imputables, d’instaurer un secrétariat ministériel par région et nous souhaitons réviser certains règlements et programmes comme Accès-Logis pour y inclure un volet régional. Par ailleurs, notre plateforme électorale propose en plus de modifier certaines structures afin d’offrir une meilleure autonomie aux établissements de santé pour qu’ils soient plus près des gens et des partenaires comme les vôtres.

  2. Au sujet du prochain plan de lutte contre la pauvreté, qui suivra la fin du présent plan en 2023, le Parti libéral du Québec priorise une approche de décentralisation des décisions. À notre sens, il faut d’abord réaliser un bilan du plan actuel afin de savoir ce qui a fonctionné et ce qu’il faut améliorer. Ce bilan doit se faire dans une approche d’écoute proactive avec les partenaires communautaires qui ont une connaissance spécifique de la réalité vécue sur le terrain.

    Pour nous, la contribution des partenaires communautaires, autant dans l’évaluation du présent plan de lutte contre la pauvreté que dans l’élaboration du prochain plan est non seulement souhaitée mais incontournable.

    Nous approchons le renouvellement de ce plan de lutte contre la pauvreté dans l’optique de mettre en place des solutions sur le long terme et pérennes dans une approche de collaboration avec le milieu communautaire pour permettre aux personnes en situation plus vulnérables d’améliorer durablement leur qualité de vie.

Parti Québécois – Une réponse pour les six circonscriptions

  • Le Parti Québécois s’engage à hausser graduellement le salaire horaire minimum des Québécois jusqu’à 18 $ afin de lutter contre l’appauvrissement des travailleurs.
  • Il va également réformer la Loi sur l’équité salariale pour lui donner plus de mordant. (1)
  • Doubler le crédit d’impôts pour la solidarité sociale.
  • Un ticket anti-inflation de l’ordre de 1 200 $ pour les salariés de moins de 50 000 $ par année et 750 $ pour les salariés dont le salaire est situé entre 50 000 $ et 80 000 $.
  • Réintroduire le programme Accès-Logis afin que ce soient les organismes communautaires et les organismes d’économie sociale qui administre les logements sociaux et non les entreprises privées.
  • Veiller à la dignité des aînés et au respect de leurs droits. Contrer la négligence et la maltraitance. Création d’un ministère des Aînés avec portefeuille et un bureau du protecteur des Aînés.
  • Doubler les services à domicile, tant pour les personnes handicapées que pour les personnes âgées.
  • Le Parti Québécois propose une hausse significative du financement des organismes communautaires soit, 460 M$ par année, à la mission globale dont 370 M $ au Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC).
  • Prioriser la collaboration avec les organismes d’économie sociale et les coopératives dans le développement des services à domicile et les projets de développement de logements sociaux.

1. Communiqué de presse : Lutter contre l’appauvrissement des travailleurs

Québec Solidaire – Circonscription de Taillon – Manon Blanchard

  1. Québec solidaire présente dans son budget, l’ajout de 1 milliard 293 millions $ en moyenne annuellement pour la lutte à la pauvreté. Il faut savoir que l’ADN de Québec solidaire est formé de mouvements citoyens. L’importance que nous accordons à cette parole se traduit jusque dans la création de notre programme par des cercles citoyens et ce, sur une période de 10 années riches en échanges avec la population. Il faut savoir que nous comptons approfondir la participation démocratique, décentraliser les pouvoirs et développer une autonomie régionale. Nous croyons au pouvoir d’agir des communautés. Pour que la politique québécoise soit réellement entre les mains des groupes, des citoyennes et citoyens, nous mettrons en place des instances régionales de gouvernance dotées de budgets et de pouvoirs reconnus. Ainsi, la parole citoyenne participera grandement au développement de notre communauté. Concrètement, localement, je m’engage aussi, à l’instar des autres députés solidaires, à proposer à la communauté la gestion participative d’un budget citoyen qui permettra de mettre en place des actions collectives répondant à la réalité de Taillon.
  2. Un plan de lutte à la pauvreté est sans contredit une nécessité. Nous y travaillerons ensemble. Les engagements de Québec solidaire dans la lutte à la pauvreté sont majeurs. Le Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS) a été essentiel dans le déploiement de la lutte à la pauvreté à Longueuil. J’y ai moi-même eu recours pour la mise sur pied de projets novateurs. Je ne suis par contre pas en mesure de confirmer cette reconduction, notre cadre financier n’étant pas aussi détaillé. Comme on ne change pas une formule gagnante… Dossier à suivre.