Prendre soin de soi quand on porte tout sur ses épaules
« La pression est un privilège. » – Azaria Chavannes
Et si on changeait notre paire de lunettes? Être soumis à de la pression au travail siginifie aussi que les gens nous font confiance, que l’on a montré que l’on a de bonnes capacités de gestion, qu’on a su faire croître nos responsabilités. Bref, on a tracé notre chemin! Néanmoins, il faut apprendre à jongler avec ce privilège.
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Des croyances et des dynamiques à déconstruire
Plusieurs éléments structurels et culturels compliquent la prise en charge de son propre mieux-être. Parmi eux :
- La culpabilité de ralentir, souvent perçue comme un manque de performance.
- L’idée persistante qu’un-e bon-ne gestionnaire est toujours disponible, qu’il-elle doit avoir réponse à tout.
- La croyance que l’on est indispensable.
- Le concept de « porte toujours ouverte », qui est souvent irréaliste et contre-productif.
- L’influence des pairs : voir des collègues en surperformance peut normaliser l’épuisement.
- L’exemplarité à double tranchant : promouvoir le mieux-être tout en ne l’appliquant pas à soi-même.
Ces croyances nuisent à l’instauration d’une culture organisationnelle saine. Et lorsqu’on commence à couper dans les activités qui nourrissent (temps en famille, loisir, sommeil, alimentation, socialisation), les manifestations physiques et psychologiques s’intensifient. L’arrêt forcé devient alors le seul levier de récupération — un signal d’alarme coûteux.
Source : Praxis





