Montérégie, 19 avril 2021 — La Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) lance aujourd’hui sa campagne « L’environnement, un enjeu collectif ! » visant à sensibiliser les décideurs et le grand public quant à l’urgence de mettre en place et de soutenir des initiatives en matière de justice climatique. Des actions concrètes sont nécessaires pour faire face à la crise environnementale et l’adoption de comportements écoresponsable doit concerner l’ensemble de la population. Depuis trop longtemps, les femmes portent le poids du monde sur leurs épaules ; il faut que ça change!

Du 19 au 24 avril 2021, la TCGFM dévoilera quotidiennement, sur ses réseaux sociaux, une publication dénonçant la charge mentale associée à la justice climatique qui est vécue par les femmes. Les groupes de femmes demandent aux MRC et aux instances, municipales comme régionales, de partager ces publications et publier des communiqués de renfort. L’obtention d’une réelle justice climatique, telle que revendiquée par la Coalition québécoise de la Marche mondiale des femmes, passe par la mobilisation des instances décisionnelles. La TCGFM invite également les citoyennes et citoyens à diffuser la campagne dans leurs réseaux, particulièrement auprès des décideurs de leur secteur.

Le lien entre écologie et féminisme

« Les femmes sont encore majoritairement en charge de la gestion du ménage. Ce rôle a pour effet de les positionner comme instigatrices, voire responsables, de la mise en place et du maintien de comportements écoresponsables dans leur foyer. C’est une pression qui s’ajoute à toute la charge mentale qui leur incombe déjà. », explique Linda Crevier, directrice générale de la TCGFM. « Par ailleurs, les femmes sont davantage touchées par la dégradation de l’environnement, et ce, même en Montérégie. Les milieux défavorisés dans lesquels on retrouve énormément de femmes, notamment en raison de leur désavantage sur le plan économique, sont souvent accompagnés d’un environnement moins favorable au développement de la biodiversité et au maintien d’une bonne qualité de vie. Autrement dit, les femmes déjà précarisées se retrouvent à souffrir davantage des conséquences liées aux changements climatiques. », renchérit Mme Crevier.

Revendications pour une relance juste et verte

Les groupes de femmes de la Montérégie revendiquent une relance juste et verte où les conditions favorables à l’émergence et la pérennité d’initiatives favorables en matière d’environnement sont priorisées par les décideurs. Les femmes ne peuvent plus être les seules à investir temps et énergie face à la dégradation, de plus en plus irréversible, de l’environnement. Devant un enjeu collectif, les solutions doivent être collectives!

À cet effet, la TCGFM invite les différents paliers gouvernementaux à financer et être partie prenante des projets inspirants qui, à l’heure actuelle, se multiplient en Montérégie. Les efforts en faveur d’environnement ne doivent pas être amoindris par un manque de courage ou de volonté politique.

Solidarité et action mondiale

En 2013, près de 1000 femmes sont mortes et beaucoup d’autres ont souffert de graves blessures suite à l’effondrement des bâtiments Rana Plaza au Bangladesh, en Asie, où elles travaillaient dans des conditions inhumaines, contre un salaire misérable. Cette information a choqué le monde. Nous, femmes de la Marche Mondiale des Femmes, unissons nos voix à deux autres mouvements sociaux qui exigent la fin de l’impunité pour les entreprises multinationales. Nous décrétons que le 24 avril est un jour de Solidarité et d’Action Mondiale pour nous souvenir des martyres quotidiennes, et dénoncer l’exploitation et l’expropriation du travail des femmes au sein des dynamiques économiques mondiales.

Bien que cette campagne doit annuellement être ancrée dans nos agendas, c’est tout au long de l’année que nous devons nous informer et demeurer à l’affût de ce qui se passe à l’échelle mondiale. La dynamique d’exploitation du travail des femmes se doit d’être dénoncée et nos actions publiques de sensibilisation sont nécessaires au changement.

Avec sa campagne «L’environnement, un enjeu collectif! », la TCGFM vous invite à démontrer votre appui à l’atteinte d’une réelle justice climatique.

Rappelons que la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie est un regroupement d’organismes à but non lucratif. En misant sur l’expertise diversifiée de ses membres, la TCGFM oriente ses actions vers l’amélioration des conditions socioéconomiques, culturelles et politiques des femmes. Elle travaille dans une perspective de défense des droits et d’atteinte de l’égalité entre (toutes) les femmes et les hommes.

 

Source : TCGFM

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