Derrière les drames à Longueuil, des vies et des femmes dans la précarité

,

Deux incidents impliquant l’abandon de bambins sont survenus en octobre. État des lieux.

Trois semaines après l’abandon d’un nourrisson devant la porte d’une résidence de Longueuil, une femme a cette fois été arrêtée lundi en lien avec un nouveau-né trouvé mort dans un abribus. Selon nos informations, cette dernière était passée par une ressource d’aide aux personnes en situation d’itinérance. Pour mieux comprendre le contexte de ces événements, Le Devoir a discuté avec des acteurs du milieu, qui dressent un état des lieux préoccupant.

Pour le directeur général de l’organisme Maisons de la paix, Alec Girard, il est clair que la dégradation du filet social et l’explosion du coût de la vie — et du logement — au Québec accentuent la pression sur les personnes en situation de vulnérabilité. Et Longueuil n’y échappe pas.

« Il y a une dégradation très rapide qui se passe pour les personnes qui se retrouvent sans toit, sans milieu où pouvoir être en sécurité », résume-t-il en entrevue au Devoir. La demande en hébergement est « exponentielle » : « À l’heure actuelle, on a deux ans d’attente pour des femmes qui ont des besoins immédiats. »

Lire l’article