Cet été, prenez rendez-vous pour donner du sang

Montréal, le 11 août 2021 – Cet été, continuez de faire battre le coeur des personnes qui ont besoin d’une transfusion de produits sanguins pour recouvrer la santé.

 

Il est possible de planifier un don dès maintenant à la collecte de sang de la ville de Boucherville qui se tiendra le jeudi 23 septembre prochain, entre 10 h et 20 h. Elle aura lieu au Centre communautaire Saint-Louis situé au 220, rue Claude-Dauzat à Boucherville. L’objectif de cet événement est d’accueillir 160 donneurs.

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MBIOO_23 septembre 2021_Communiqué de presse
Le RIOCM – Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Mtl a préparé une boîte à outil entourant les élections fédérales 2021. 

Vous trouverez les programmes des différents partis fédéraux, des outils et ressources, les enjeux à surveiller, les revendication communautaires ainsi qu’une revue de presse. 

Saint-Hubert, le 18 août 2021 – En septembre, cela fera 50 ans que le Centre d’action bénévole de Saint-Hubert s’implique dans la communauté hubertaine. Ce qui, au départ n’était qu’une idée s’est concrétisée sous l’impulsion de madame Michelle Plante qui a créé et accompagné notre organisme pendant plus de 25 ans. C’est pour pourvoir au bien-être des personnes âgées que madame Plante fonde l’organisme qui s’appellera jusqu’à 1986 SBPA (Service bénévole aux personnes âgées de Saint-Hubert). Le projet d’offrir des repas à domicile s’impose rapidement et madame Plante s’inspire du service de popote roulante de Montréal pour mettre en place son propre service de popote sur la rive sud. C’est ainsi qu’en collaboration avec la popote de Saint-Bruno, le service débute en septembre 1971. Ce projet de popote répond à un besoin évident pour les personnes âgées, qu’elles soient isolées socialement, de santé précaire ou convalescente. Ce sont plusieurs centaines de milliers de repas qui ont ainsi été fournis à la population depuis nos débuts. Des repas sains, cuisinés par nos bénévoles et livrés directement chez eux. Très tôt, notre organisme a aussi proposé d’autres services et activités pour améliorer la qualité de vie des citoyens. Toujours à l’affût des changements sociaux, le CAB de Saint-Hubert (CABSH) travaille également en étroite collaboration avec les milieux communautaires, institutionnels et politiques. Il contribue au développement des services en soutien à domicile, en partenariat avec le ministère de la Santé et des Services sociaux et reste un fer de lance dans la promotion du bénévolat en général.

 

Le CABSH a changé au cours des ans mais il est toujours resté fidèle à sa mission première : apporter une aide aux personnes âgés de Saint-Hubert. En 50 ans, notre OBNL a connu différents noms, différents logos, différentes adresses, différentes énergies de personnes déterminées à répondre aux besoins de la population locale. Et le CABSH n’a jamais cessé ses activités même au plus fort de la crise sanitaire, il s’est ajusté en favorisant le télétravail et a pu maintenir ou adapter certains services ; il était présent au moment où la population en avait le plus besoin. Mais tout ceci n’a été possible qu’avec le soutien indéfectible des bénévoles qui sont la force vive de notre organisme.

 

Après 50 années de rayonnement sur notre territoire, le Centre d’action bénévole de Saint-Hubert est aujourd’hui un organisme incontournable dans l’amélioration de la qualité de vie d’une population de plus de 87 000 habitants. Notre organisme est engagé pour le mieux-être de la population et ouvert aux nouvelles réalités de la communauté, il est novateur et leader par son approche, ses outils et son offre de services. Le CABSH est un phare d’entraide et de référence pour l’ensemble de la communauté ! Fort de son passé, le CABSH reste résolument tourné vers l’avenir et cherche toujours, à son échelle, à améliorer le monde !

 

Le Centre d’action bénévole de Saint-Hubert est un organisme à but non lucratif dont la mission consiste à promouvoir l’action bénévole dans les différents champs de l’activité humaine et à répondre aux besoins du milieu.

 

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Source :        Laurent Folgoas
Agent de communication et de promotion

Centre d’action bénévole de Saint-Hubert

3339, Grande Allée

Saint-Hubert (Québec) J4T 2S9

450 656-9110 poste 223

www.cab-saint-hubert.org

 

Cher partenaire,

Saviez-vous que près de 1 500 postes rémunérés sont à pourvoir dans le cadre de l’élection municipale à Longueuil? Nous vous sollicitons pour transmettre l’information dans votre réseau!

Possibilité de 3 journées de travail : les 30 et 31 octobre pour le vote par anticipation ainsi que le 7 novembre pour le jour du scrutin. Scrutateur de bureau de vote, secrétaire de bureau de vote, préposé à l’accueil des électeurs et membre de la table de vérification de l’identité de l’électeur… il y en a pour tous les goûts!

En tant que partenaire communautaire de Longueuil, vous êtes invité à partager les publications de la Ville de Longueuil sur les médias sociaux (Facebook, Twitter et LinkedIn) et à propager l’information dans vos réseaux en utilisant les pièces jointes à ce courriel (affiche imprimable ou visuel pour les télévisions)!

Si vous pensez à d’autres outils de communication ou formats, n’hésitez pas à nous faire part de vos besoins et nous vous transmettrons les visuels appropriés pour accroître la visibilité de cette campagne promotionnelle!

De plus, si vous souhaitez vous joindre à la grande équipe électorale pour vivre une expérience enrichissante, postulez dès maintenant à electionlongueuil.org/travailler-a-election/.

Merci à l’avance de votre habituelle collaboration et au plaisir!

SOURCE : Ville de Longueuil

Avec le retour de vacances et la rentrée qui approche à grand pas, nous avons cru bon de vous partager les informations de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) sur les mesures en vigueur par rapport aux milieux de travail. 

L’équipe de la CDC AL 

Mesures de prévention par palier d’alerte

La CNESST adapte les mesures de prévention mises en place dans les milieux de travail en fonction des paliers d’alerte du gouvernement du Québec (système de couleurs). Ces mesures de prévention permettent aux milieux de travail de poursuivre leurs activités dans les conditions adaptées à la situation, tout en étant les plus sûres et les plus saines possible pour tous. Ces recommandations sont établies en fonction de celles produites par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT).

Important

Ces ajustements ne s’appliquent pas, notamment, pour les milieux de soins et les milieux de vie (résidences pour personnes âgées, milieux carcéraux, centres jeunesse, etc.) en présence de personnes porteuses de la COVID-19, présentant des symptômes compatibles à ceux de la COVID-19 ou ayant eu des contacts avec un cas confirmé. Pour plus d’informations, consultez l’outil d’aide à la décision.

En tout temps, les milieux de travail aux prises avec une éclosion de COVID-19 sont tenus de respecter les mesures recommandées par les directions de santé publique.

Un tableau synthèse des différents ajustements applicables en fonction du palier d’alerte vert est mis à votre disposition.

Palier d’alerte vert

Retour progressif

Recommandé

  • Port du masque de qualité en continu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et respect des mesures de distanciation physique ou utilisation d’une barrière physique. Le masque est obligatoire si la distanciation physique n’est pas possible ou en l’absence de barrière physique.

Facultatif

  • Port de la protection oculaire, sauf si une autre exigence réglementaire le requiert ou dans certains milieux de travail en contexte de COVID-19, par exemple pour les soins aux personnes
  • Nettoyage des outils et des équipements partagés

Obligatoire

  • Exclusion des personnes symptomatiques
  • Respect de la distanciation physique minimale :
    • à l’intérieur : 2 mètres ou l’utilisation d’une barrière physique ou le port du masque de qualité
    • à l’extérieur : 1 mètre ou l’utilisation d’une barrière physique ou le port du masque de qualité
  • Si une barrière physique est installée ou si le masque de qualité est porté, il n’est pas nécessaire de réduire le taux d’occupation lors des déplacements (voiture, camion, autobus, avion, ascenseur) des travailleuses et travailleurs
  • Hygiène des mains
  • Étiquette respiratoire
  • Nettoyage et désinfection des surfaces (selon les règles applicables)

SOURCE : CNESST

En cette période estivale, il nous semble important de parler de la fatigue des travailleurs·euses du milieu communautaire, ceuxes-là même qui ont parfois dû se priver de vacances pour mieux répondre aux besoins des québécois·es durant la crise sanitaire.
Prenez la mesure de leur fatigue et de ses enjeux pour le milieu avec notre nouveau REPORTAGE Ripostes 👇 et restez aux aguets : des contenus complémentaires seront publiés dans les prochaines semaines !! 📆

Merci à tous et toutes pour votre participation à cette vidéo 🙏

Visionner le reportage


SOURCE : Riposte média

En effet, des lettres envoyées aux locataires, signées par Maher & Du Tremblay gestion immobilière, annoncent des rénovations majeures à partir du 1er octobre 2021.

Selon l’entreprise, ces travaux requièrent une évacuation des résidents pour une période de 18 mois, dès le 30 septembre.

Toutefois, le Comité affirme que les délais d’envoi de ces lettres ne sont pas réglementaires.

Pour une évacuation de plus de 7 jours, l’avis aurait dû être transmis au minimum trois mois avant le début des travaux, soit en juillet.

De plus, la lettre ne fait mention d’aucune indemnité offerte aux locataires, ce qui est obligatoire en cas d’évacuation pour travaux majeurs.

Ainsi, les résidents des immeubles doivent trouver un nouvel endroit où se loger, alors que le taux d’innocupation de la ville est à 1,3%, son plus bas depuis 15 ans.

De plus, le loyer moyen à Longueuil s’élève à 900$ par mois, un montant inaccessible pour la majorité d’entre eux.

Les locataires manifestent présentement leur désaccord et leurs revendications à même la rue Charron et devant les immeubles.

Le Comité logement Rive-Sud assure les soutenir dans leur processus pour obtenir un traitement juste de la part des propriétaires.

 

Félix Poncelet-Marsan – FM103,3
SOURCE : FM 103,3

Peu importe où vous vous trouvez au Québec, vous avez forcément été touché par les vagues de chaleur qui ont frappé la province depuis le début de l’été. Trois canicules  en l’espace de deux mois, du jamais vu. Nous vivons peut-être l’été le plus chaud de nos vies, mais n’aurait-il pas plutôt lieu de dire que nous vivons l’été le plus frais des 50 prochaines années? Et que dire du soleil coloré par le smog des feux en Ontario?

À l’échelle du pays, ce sont déjà plus de 808 personnes qui ont perdu la vie suite aux chaleurs extrêmes. Chaque vague de chaleur coûte environ 55 millions de dollars en soins médicaux au Québec. Ces canicules engorgent nos services de santé et nos hôpitaux, déjà surchargés.

Devant cet état de faits, nous ne pouvons plus nier les changements climatiques ni ses conséquences désastreuses, et même mortelles.

Comment ne pas être envahis par l’anxiété en constatant que partout à travers la planète, nous expérimentons ce mois-ci les pires scénarios initialement prévus en 2050 par les spécialistes : tornade meurtrière à Mascouche, feux et sécheresse en Californie et en Colombie-Britannique, province où on a déclaré l’état d’urgence en raison des feux , sécheresse causant la famine à Madagascar, pluies torrentielles au Japon causant des glissements de terrains, inondations en Allemagne, en Belgique et en Chine causant près de 200 décès, etc

Pourtant, des solutions concrètes existent autour de nous, très près de nous même. Dans nos villes et villages!

Nous pensons souvent que seules les grandes instances, comme les gouvernements fédéral et provincial, ont un pouvoir assez important pour contrer la crise climatique et environnementale. Pourtant, le palier municipal est au cœur des solutions pour affronter les  défis de la crise climatique. Ces gouvernements locaux peuvent aussi favoriser notre bien-être et notre santé en adoptant des politiques plus vertes en matière d’urbanisme, de gestion des eaux et des matières résiduelles, de sécurité publique, de développement économique.

En plus, c’est le palier le plus accessible pour les citoyennes et citoyens. Alors investissons-le pour repenser nos collectivités afin qu’elles soient plus sécuritaires, plus saines, plus égalitaires, plus vertes pour toutes et tous!

La crise climatique et environnementale doit être LA priorité aux prochaines élections municipales du 7 novembre, pour la santé de notre planète, la nôtre et celle de nos enfants.

Des comités citoyens partout à travers la province se mobilisent pour mettre l’environnement au cœur des élections municipales et exiger des candidats et candidates des mesures concrètes.

Nous allons veiller à ce que les candidats et candidates de Longueuil prennent au sérieux la crise écologique et proposent des solutions ambitieuses et concrètes pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et préparer nos collectivités à faire face aux aléas du climat. Ils et elles peuvent déjà s’inspirer des 68 propositions environnementales de l’initiative Vire au vert pour élaborer leur programme électoral.

Nous avons déployé les grands moyens pour la crise sanitaire, faisons-le pour la crise climatique et écologique.
Jean Baillargeon – La Planète s’invite au Parlement-Longueuil
Cécile Roy – Mères au front-Rive-Sud
Marie-Eve Leclerc – Équiterre

SOURCE : Le Courrier du Sud

DES UNIVERSITAIRES/ Les consensus scientifiques sont clairs : nous faisons déjà face aux conséquences des dérèglements climatiques. Les sécheresses menacent notre sécurité alimentaire. Des maladies apparaissent là où on ne les attendait pas. La fonte du pergélisol et des glaciers s’accélère. Les canicules et les feux de forêt détruisent des vies humaines et ravagent des territoires. La vague de chaleur sans précédent qui a affligé l’Ouest canadien au début de l’été 2021 en est d’ailleurs un exemple éloquent.

À Lytton, un village au nord-est de Vancouver, on a enregistré la plus haute température de l’histoire canadienne, soit 49,5 °C. Plus de doute possible : nous devons agir dès à présent pour atteindre la carboneutralité le plus rapidement possible afin d’atténuer les conséquences de la crise climatique.

Transition et monde du travail

La transition vers une économie sobre en carbone nécessite des transformations profondes et urgentes dont les conséquences sur le monde du travail seront considérables. Ni les travailleuses ni les travailleurs ne doivent en faire les frais. C’est dans cette perspective qu’en 2009, la Confédération syndicale internationale développait et proposait à l’ONU le concept de transition juste, stipulant que la transition énergétique ne devait pas se faire au détriment de la justice sociale.

Ce concept a été repris par les mouvements syndicaux partout sur la planète et progressivement adopté par un grand nombre de mouvements environnementaux dont, au Québec, le Front commun pour la transition énergétique. En 2015, l’Organisation internationale du travail (OIT) a adopté les Principes directeurs de la transition juste, qui mettent en exergue le dialogue social, la protection sociale, le droit au travail décent et le droit à l’emploi. Nous devons adapter ces principes aux réalités québécoises pour chacun des secteurs d’activités et chacune des régions.

La transition juste prend en compte plusieurs angles morts des programmes de réduction de l’empreinte carbone, notamment ceux qui touchent les travailleurs et travailleuses dont les emplois dépendent d’industries à hautes émissions de GES. Les gouvernements et les entreprises doivent développer les moyens nécessaires pour que les gens puissent faire face aux conséquences de tous ordres générées par la transition énergétique.

Les travailleuses et les travailleurs concernés, ainsi que les organisations syndicales qui les représentent, doivent pouvoir contribuer à la recherche et à la mise en place de solutions tant pour la réduction des GES que pour répondre à divers besoins, tels que la requalification et la réorientation des personnes qui pourraient perdre leur emploi ou voir celui-ci se transformer radicalement.

Emplois d’utilité sociale et environnementale

Les répercussions de la transition énergétique iront bien au-delà du secteur de l’énergie : elles toucheront l’ensemble de l’économie et toutes les sphères de nos vies. Ainsi, favoriser le développement d’emplois d’utilité sociale et environnementale, dont les services publics, s’inscrit dans une perspective de transition juste.

Le renforcement de la qualité et de l’accessibilité des services publics rendra le Québec plus résilient face aux crises. D’ailleurs, une part importante des travailleurs et travailleuses des services publics et des groupes communautaires est appelée à voir sa charge de travail augmenter, tant en raison des impacts du réchauffement climatique que des initiatives de transition qui risquent d’exercer une forte pression sur les besoins.

Cette transformation ne doit pas servir de prétexte à l’instauration de politiques d’austérité non plus qu’à la marchandisation et à la privatisation des services publics, ceux-ci constituant l’un des principaux leviers de transition dont dispose l’État.

Transformer les milieux de vie sans reproduire les inégalités sociales

La transition énergétique ne doit pas non plus être à la source d’une augmentation des inégalités sociales ou d’une précarisation accrue des populations déjà vulnérables ou marginalisées. Au contraire, nous devons profiter de l’occasion pour améliorer les conditions de vie des gens et de leurs communautés.

Une transition juste vise à transformer les milieux de vie sans reproduire les inégalités sociales. À l’heure actuelle, les perturbations des écosystèmes frappent plus durement les personnes vulnérables et marginalisées, ainsi que les communautés autochtones. Les catastrophes naturelles augmentent le nombre de personnes réfugiées climatiques. Les changements climatiques comportent également des enjeux d’équité intergénérationnelle. Dans quel état laisserons-nous la planète aux jeunes générations, actuelles et futures?

La transition énergétique nous amènera à revoir nos façons de vivre. Il serait injuste de faire reposer le poids de ces changements sur le travail invisible, précaire et non reconnu de groupes qui sont déjà victimes de discrimination.

Par exemple, ce sont souvent des femmes qui veillent aux tâches invisibles. C’est pourquoi il est primordial d’intégrer l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) ou l’analyse différenciée selon les sexes plus (ADS+) dans la recherche de solutions à la crise climatique. Comprendre et documenter les conséquences de nos décisions sur les femmes, et surtout les femmes dans les marges, est essentiel à une transition juste.

Équité fiscale, réglementaire et tarifaire

Même si nous devons agir rapidement, il faut veiller à ce que les mesures prises pour juguler la crise climatique soient progressives et non régressives. Notamment, pour soutenir une transition énergétique juste, les gouvernements devront revoir les politiques fiscales afin que celles-ci découragent les émissions de GES tout en étant porteuses d’une meilleure redistribution des richesses. De même, de nouvelles mesures réglementaires et tarifaires devront être adoptées pour soutenir la transition. Il sera essentiel d’en évaluer les impacts sociaux afin d’éviter qu’elles aient des répercussions démesurées sur les groupes les moins nantis qui sont ceux qui contribuent le moins aux changements climatiques.

La transition peut être l’occasion de construire une société plus résiliente où la richesse sera mieux distribuée. À nous de la saisir!

Dominique Daigneault est présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, CSN, membre du comité de coordination du Front commun pour la transition énergétique membre du regroupement Des Universitaires

SOURCE : Le Soleil

À défaut de réduire substantiellement — et rapidement — les émissions mondiales de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique déjà provoqué par l’activité humaine risque d’atteindre des niveaux catastrophiques d’ici 20 ans, prévient le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans un rapport publié lundi. Un document qui démontre la nécessité de mettre un terme aux nouveaux projets d’énergies fossiles, selon l’ONU.

En plus de détailler les conséquences déjà bien visibles de notre dépendance au pétrole, au charbon et au gaz naturel, le GIEC souligne dans ce nouveau rapport que la situation actuelle n’est qu’un prélude de ce qui est à venir si l’humanité ne parvient pas à stopper ses émissions de gaz à effet de serre (GES) en atteignant la « carboneutralité » d’ici 2050.

Dans tous les scénarios envisagés — du plus optimiste au plus pessimiste —, la température mondiale grimpe de 1,5 °C ou 1,6 °C par rapport à l’ère préindustrielle d’ici 2030, voire 2040. Ce réchauffement se situe déjà à près de +1,1 °C, précise le GIEC, alors que l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris est de le limiter à +1,5 °C.

1,1°C
C’est le niveau que le réchauffement climatique atteint déjà par rapport à l’ère pré-industrielle.

Selon les scénarios les plus sévères, soit ceux d’un maintien des émissions au rythme actuel, le réchauffement atteindrait une hausse catastrophique de +3,6 °C à +4,4 °C entre 2081 et 2100.

Même en supposant que les émissions de GES se stabilisent, puis qu’elles diminuent au cours des prochaines décennies, la hausse moyenne des températures risque d’atteindre +2 °C d’ici une vingtaine d’années, puis près de +3 °C d’ici la fin du siècle. La dernière fois que la température moyenne mondiale a été de 2,5 °C plus élevée que celle enregistrée à l’ère préindustrielle, c’était « il y a plus de trois millions d’années », rappelle le GIEC.

+4,4°C
Si les d’émissions de gaz à effet de serre se maintiennent au niveau actuel, c’est la hausse moyenne des températures qui pourrait être atteinte entre 2081 et 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle.

Au milieu de ses sombres projections, le regroupement de scientifiques souligne néanmoins que, dans le meilleur scénario, la hausse des températures pourrait revenir sous le seuil de +1,5 °C d’ici la fin du siècle en coupant drastiquement les émissions de GES et en absorbant plus de CO2 qu’on en émet. Mais les techniques permettant de récupérer à large échelle le CO2 dans l’atmosphère ne sont toujours qu’au stade de la recherche, note le GIEC.

Pour le moment, les signaux scientifiques ne pointent par ailleurs pas vers une réduction marquée des émissions de GES. Après une année de déclin marqué des émissions mondiales en raison de la pandémie de COVID-19, l’Agence internationale de l’énergie prédit même un rebond important cette année des émissions causées par la combustion des énergies fossiles.

Répercussions concrètes

Bien que les bouleversements climatiques n’aient pas encore atteint les seuils dramatiques inscrits dans ce nouveau rapport scientifique international, les conséquences sont déjà bien réelles, souligne le GIEC. Les vagues de chaleur, les canicules et les sécheresses sont très certainement « plus fréquentes et plus intenses » dans la plupart des régions du globe depuis les années 1950, tout comme les événements de précipitations intenses.

L’humanité est également responsable de la fonte des glaces du Groenland, de celle de plusieurs glaciers de la planète et du déclin marqué des glaces de mer de l’Arctique. Même chose pour la hausse du niveau des océans et leur réchauffement. Sous l’influence de la fonte des glaces polaires, le niveau des océans va d’ailleurs continuer à augmenter pendant des siècles, voire des millénaires.

 Ce rapport doit sonner le glas du charbon et des énergies fossiles avant qu’ils ne détruisent notre planète.

 

Le niveau des océans, qui a déjà gagné 20 cm depuis 1900, pourrait encore monter d’environ 50 cm d’ici 2100, même en supposant de limiter le réchauffement à +2 °C. Un tel scénario représente une menace directe pour des régions côtières comme l’est du Québec.

Pour la première fois, le GIEC souligne également « ne pas pouvoir exclure » la survenue des « points de bascule », comme la fonte de la calotte glaciaire de l’Antarctique ou la mort de forêts, qui entraîneraient le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable. Des signes de ces points de bascule sont d’ailleurs déjà visibles en Amazonie, la plus vaste forêt tropicale de la planète.

Pour le directeur général du consortium de recherche Ouranos, Alain Bourque, ce nouveau signal d’urgence des « points de bascule » devrait être pris au sérieux, d’autant plus qu’il pourrait toucher les glaces du Groenland ou encore le pergélisol. Dans certaines régions nordiques, ce sol gelé en permanence, qui a déjà commencé à fondre, contient « des quantités phénoménales de méthane », un puissant gaz à effet de serre.

Urgence climatique

Alors qu’il faudrait réduire les émissions de CO2 de moitié d’ici 2030 pour limiter le réchauffement à +1,5 °C, tous les regards se tournent désormais vers Glasgow, en Écosse, où se réuniront en novembre les dirigeants du monde entier dans le cadre de la COP26, afin de faire le point sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

« Il n’y a pas le temps d’attendre et pas de place pour les excuses », a d’ailleurs insisté lundi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, réclamant que la COP26 soit un « succès », après cette « alerte rouge pour l’humanité » lancée par le GIEC.

Mais à ce stade, seulement la moitié des gouvernements ont révisé leurs engagements en matière d’émissions de gaz à effet de serre. La précédente série d’engagements, prise dans la foulée de l’Accord de Paris de 2015, conduirait à un monde à « +3 °C, s’ils étaient respectés », mais au rythme actuel, le monde se dirige plutôt vers « +4 °C ou +5 °C ».

Si ce dernier scénario se confirmait, le GIEC prévient que le monde tel qu’on le connaît deviendrait carrément « méconnaissable », avec un « recul de l’espérance de vie » et « un recul de la qualité de vie » dans plusieurs régions de la planète. « L’état de santé et de bien-être » de la population serait ainsi « substantiellement réduit » et cet état continuerait de se dégrader au cours des décennies suivantes. Le GIEC met d’ailleurs en garde contre une hausse « majeure » des prix des aliments, des conflits et des migrations climatiques.

Adaptation obligée

Quelle que soit l’ampleur du réchauffement, le Canada et le Québec devront rapidement mettre en place des mesures d’adaptation, selon Alain Bourque. Le directeur général d’Ouranos rappelle ainsi que le sud du pays se réchauffe deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale et le nord, presque trois fois plus.

Les bouleversements du climat se feront sentir sur la santé publique, notamment en raison des canicules plus fréquentes et plus intensives. Le réchauffement affectera également la qualité de l’air. Selon les travaux publiés par Ouranos, on prévoit « plus de 20 000 décès additionnels causés par l’augmentation de la température » dans les 45 prochaines années. Les coûts pourraient d’ailleurs dépasser les 33 milliards de dollars, essentiellement en raison des pertes de vies prématurées, estime le consortium de recherche.

Les événements climatiques extrêmes observés au cours des dernières années seront aussi plus présents, souligne M. Bourque, sans compter que l’érosion côtière et la hausse du niveau des océans toucheront de plus en plus les régions maritimes du Québec. Selon les données d’Ouranos, 50 % du littoral du Québec est affecté par l’érosion, avec un recul moyen de 50 cm par année. Plus de 5000 bâtiments et 300 kilomètres de routes sont ainsi menacés.

Mettre fin aux énergies fossiles

Face à l’avenir apocalyptique prédit par la science, les appels à agir se sont multipliés un peu partout dans le monde lundi, après la publication du rapport du GIEC. « Il y a une urgence. En 2030, si nous n’avons pas pris les décisions nécessaires pour réduire sérieusement les émissions de GES, nous irons largement vers un réchauffement au-dessus des deux degrés Celsius », a résumé Alain Bourque.

« Ce rapport doit sonner le glas du charbon et des énergies fossiles avant qu’ils ne détruisent notre planète », a insisté pour sa part le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, accusant ces énergies et la déforestation « d’étouffer la planète ».

Pour le moment, ces énergies comblent toujours la majorité des besoins de l’humanité. Or, pour espérer limiter le réchauffement climatique à un seuil sécuritaire, il faut abandonner dès maintenant tout nouveau projet d’exploration et d’exploitation d’énergies fossiles, concluait en mai l’Agence internationale de l’énergie en plaidant pour une hausse sans précédent des investissements dans le développement des énergies renouvelables.

Ce scénario ne cadre pas avec les projections actuelles de production pétrolière et gazière au Canada. Selon les plus récentes données de la Régie de l’énergie du Canada, on prévoit une croissance de plus de 30 % de la production gazière d’ici 2040, principalement grâce à l’exploitation par fracturation dans l’ouest du pays.

L’industrie pétrolière envisage également une croissance, notamment dans le secteur des sables bitumineux. Au large de Terre-Neuve, on souhaite aussi doubler la production pétrolière en milieu marin après 2030 — un souhait appuyé par le gouvernement Trudeau, qui a déjà approuvé 40 nouveaux forages depuis le début de l’année.

Le prochain rapport du GIEC, portant sur les conséquences du réchauffement, est prévu pour février 2022. Il montre en détail comment la vie sur Terre sera inéluctablement transformée d’ici 30 ans, voire plus tôt, selon une version préliminaire obtenue par l’Agence France-Presse. Le troisième volet sur les solutions est attendu en mars.

Avec l’Agence France-Presse et La Presse canadienne

SOURCE : Le Devoir