SOURCE : Page Facebook de L’Antre-temps Longueuil

En réponse à l’article de La Presse…Une publication qui fait exception, mais importante pour nous afin de mettre en lumière le travail effectué avec les partenaires, les jeunes, les parents, la communauté et toutes les personnes que nous côtoyons.

En réponse à « La provocation » de La Presse : nous sommes plus que des idées préconçues.

Une lettre ouverte en deux temps.

Chaque jour, les résidants de L’Antre-Temps entreprennent des démarches afin d’améliorer leurs conditions de vie et développer un avenir épanoui et nous y mettons beaucoup d’efforts.

Nous sommes certes des personnes complexes mais d’abord persévérantes, courageuses, déterminées, travaillantes et surtout nous avons un grand cœur et une ouverture d’esprit, ce qui nous aide à nous entraider. Oui, c’est vrai nous sommes des jeunes éprouvant des difficultés mais loin d’être déficients ou « poqués ».

Le projet d’immersion a été une réussite. Les visites des policiers ont été fort agréables, nous avons pu avoir des discussions constructives et ressentir une ambiance conviviale. Les agents de la paix jouent un rôle important, mais pour certains ils représentent une menace.

Un des témoignages est celui de Mathieu, « J’ai un préjugé que pour être une police, faut pas être intelligent ». Ce que vous échouez à expliquer est la conversation qui a eu lieu après entre le jeune et les agents qui est venu effacer ce préjugé non seulement de la pensée de Mathieu mais aussi de plusieurs autres jeunes présents.

En bref, nous considérons que l’image que vous projetez de nous et de l’immersion des policiers ne reflète pas la réalité.

Danika Daguerre et Stef-Annie Gagné Beaudry,
Résidentes de L’Antre-Temps

 

Après lecture de l’article LA PROVOCATION de Mme Touzin, plusieurs réflexions nous sont venues. Étant partenaires du projet immersion du SPAL, nous croyons que la journaliste n’a malheureusement pas cerné l’objectif principal du projet: plonger dans la réalité de différentes personnes et apprendre à les connaître. Elle aborde le projet sous le thème de la provocation. Est-ce réellement ce qui en ressort de plus pertinent? Mme Touzin passe malheureusement à côté des moments d’ouverture et d’humanité qui se sont produits entre les jeunes et les agents à L’Antre-Temps. Elle passe à côté des moments de repas allongés par l’intérêt commun d’apprendre à se connaître. Elle passe à côté de deux agentes qui se prennent au jeu d’un quiz sur la sexualité avec les jeunes et qui en apprennent autant qu’eux à certains moments. Elle néglige largement le sentiment de certains jeunes d’avoir été entendus par les agents. Elle passe à côté de moments d’humanité qui se sont passés dans ce fameux projet.

En définissant L’Antre-Temps, Mme Touzin souligne les diagnostics potentiels des jeunes hébergés et écorche les parents au passage. Elle passe à côté encore une fois de l’essence du projet: défaire les étiquettes afin de prendre contact avec l’humain qui se trouve derrière. Nous avons entendu des policiers parler de leurs prises de conscience quant à leur rôle et réaliser qu’ils perdent parfois de vue l’humain derrière l’individu avec qui ils interviennent. À notre sens, il aurait été bénéfique de faire valoir toute l’humanité qui s’est dégagée de ce grand projet plutôt, qu’encore une fois, valoriser l’écart entre les policiers et la communauté. Ce que L’Antre-Temps ressort de cette expérience est que des humains se sont rencontrés, d’égaux à égaux, et ont pu partager leur histoire au-delà de leurs étiquettes. Nous étions dans la rencontre d’un individu face à un autre. La place n’était pas au sensationnalisme.

L’équipe, la direction et le conseil d’administration de l’Auberge du cœur L’Antre-Temps Longueuil.

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